JLD de Lyon, 25 janvier 2010
garde à vue - absence de GAV - droit de communiquer - procureur
La notification des droits est tardive (plus de 15 heures après l'interpellation, l'intéressé n'ayant pas été placé en GAV. Pendant ce délai, l'intéressé n'a exercer ses droits, et notamment être visité

JLD de Bobigny, 11 mai 2007
garde à vue - ADN - 706-55 CPP
Prélèvement d'ADN aux fins d'alimentation du fichier des empreintes génétiques, alors que l'art. 706-55 CPP ne vise pas l'infraction à la législation sur les étrangers.

JLD de Paris, 26 octobre 2007
garde à vue - alimentation
Les policiers n'ont pas satisfait à leur obligation d'alimenter la personne, en mentionnant à 12H20 que le délai de garde à vue n'avait pas conduit à proposer à l'intéressé de s'alimenter.

JLD de Paris, 30 août 2009
garde à vue - alimentation
L'intéressé, placé en garde à vue pendant près de 24 heures, n'a pas pu s'alimenter

JLD de Lille, 7 juin 2009
garde à vue - art 56 CPP - saisie - scellés
Les documents saisis lors de la perquisition n'ont pas été placés sous scellés, en violation des dispositions de l'article 56 du CPP: les documents (copie de passeport et documents hongrois) ont été utilisés dans le cadre de la procédure de reconduite avant même la levée de la garde à vue.

Cour d'appel de Douai, 9 avril 2008
garde à vue - avocat
L'intéressé demande à bénéficier d'un avocat lors de son interpellation, puis renonce à exercer ce droit trois heures plus tard, alors que les policiers ne justifient d'aucune diligence pour contacter un avocat dans l'intervalle.

Cour d'appel de Paris, 4 février 2010
garde à vue - avocat
Pas de mention des diligences accomplies pour contacter l'avocat demandé par le gardé à vue.

Cour d'appel de Paris, 19 novembre 2007
garde à vue - avocat
Avocat prévenu 1h05 après la demande du gardé à vue.

Cour d'appel de Paris, 21 mai 2007
garde à vue - avocat
Demande d'avocat faite 20 mn après la notification des droits, alors que l'audition a aussitôt commencé.

Cour d'appel de Paris, 25 août 2009
garde à vue - avocat
Alors que la notification des droits mentionne que l'intéressé ne souhaite pas actuellement d'avocat, le PV de fin de GAV mentionne que l'avocat requis ne s'est pas présenté, sans mention de l'heure de la demande par l'intéressé ni de l'heure de l'avis à avocat.

Cour d'appel de Versailles, 16 novembre 2007
garde à vue - avocat
56 minutes pour prévenir l'avocat

Cour de cassation, 1ere civ., 6 décembre 2005
garde à vue - avocat
1h05 avant de prévenir l'avocat

Cour de cassation, 1ere civ., 14 juin 2005
garde à vue - avocat
Absence de mention des diligences réalisées pour contacter l'avocat.

Cour de cassation, 2e civ., 24 avril 2003
garde à vue - avocat
Nécessité de produire le PV mentionnant les diligences pour contacter l'avocat (entretien avocat 1h15 après notification des droits)

JLD de Bobigny, 8 juin 2009
garde à vue - avocat
L'intéressé n'a pas pu s'entretenir avec un avocat pendant la durée de sa garde à vue (quels qu'en soient les motifs).

JLD de Bobigny, 30 novembre 2009
garde à vue - avocat
L'étranger, malgré sa demande, n'a pas rencontré d'avocat dès le début de sa garde à vue et a été interrogé sans la présence d'un avocat, en violation de l'article 6 CEDH dès lors qu'aucune raison impérieuse de restreindre ce droit n'est alléguée.

JLD de Bobigny, 31 janvier 2007
garde à vue - avocat
L'avocat commis d'office n'a pu s'entretenir avec son client faute d'interprète, ce dont il a fait mention aux policiers. La circonstance que l'intéressé ait indiqué en début de gàv ne pas vouloir d'avocat est sans portée, il a nécessairement changé d'avis en cours de gàv puisqu'il a rencontré un avocat

JLD de Lille, 5 mai 2006
garde à vue - avocat
Pas de mention d'un avis à l'avocat, demandé dès le début de la GAV

JLD de Lille, 5 mai 2006
garde à vue - avocat
Pas de mention de l'avis avocat, rencontré 6 heures après le début de la GAV

JLD de Lille, 7 décembre 2007
garde à vue - avocat
Le gardé à vue a demandé à s'entretenir avec son avocat, mais aucun acte ne mentionne l'appel à l'avocat, peu important que celui-ci se soit finalement entretenu avec son client

JLD de Lille, 12 décembre 2008
garde à vue - avocat
L'intéressé n'a pas demandé d'avocat lors de la notification des droits, mais un avocat est contacté 6H plus tard, sans que l'heure à laquelle l'intéressé a sollicité un avocat soit mentionnée [décision communiquée par la Cimade]

JLD de Lille, 15 janvier 2009
garde à vue - avocat
La procédure mentionne seulement que l'avocat de permanence est injoignable (sans préciser si un message a été laissé). De plus les procès verbaux sont ambigus sur l'identité de l'avocat, la formulation laissant penser qu'un avocat choisi avait été appelé, et le numéro n'étant pas précisé.

JLD de Lille, 22 février 2009
garde à vue - avocat
La procédure ne comporte pas d'avis à avocat alors qu'un entretien a été demandé.

JLD de Marseille, 22 janvier 2010
garde à vue - avocat
L'intéressé ayant souhaité s'entretenir avec un avocat, il a néanmoins été procédé à sa première audition sans l'assistance d'un avocat, la permanence de l'ordre ayant été contactée 20 minutes plus tôt, sans qu'aucune circonstance impérieuse de commencer l'audition aussi tôt soit invoquée (jp communiquée par Me E. MASSON)

JLD de Rouen, 1er mai 2008
garde à vue - avocat
Le gardé à vue ayant demandé à s'entretenir avec son avocat choisi, les policiers composent un mauvais numéro de téléphone, différent des coordonnées téléphoniques de l'avocat. [décision communiquée par Me Selçuk Demir]

JLD de Toulouse, 4 février 2009
garde à vue - avocat
Pas de mention de l'heure à laquelle les policiers ont tenté de joindre l'avocat pour la première fois, un procès verbal établi 5H plus tard faisant seul état de l'impossibilité de le joindre.

Cour d'appel de Douai, 26 octobre 2007
garde à vue - avocat - avocat choisi - avocat de permanence
Message laissé sur le répondeur de l'avocat choisi 10 mn après la notification des droits, puis contact avec l'avocat de permanence 3h45 plus tard

JLD de Lille, 10 février 2008
garde à vue - avocat - avocat choisi - avocat de permanence
L'étranger a demandé la visite de son avocat et à défaut de l'avocat de permanence, mais son avocat atteste avoir informé les policiers de son indisponibilité. Il n'apparaît pas que l'avocat de permanence ait été prévenu.

Cour d'appel de Paris, 6 juin 2009
garde à vue - avocat - avocat de permanence
L'intéressé ayant demandé un avocat désigné, le policier a contacté un avocat décrit comme "commis d'office" sans qu'aucune pièce n'établisse qu'il avait été désigné par le bâtonnier ni qu'il était de permanence.

Cour d'appel de Toulouse, 1er février 2010
garde à vue - avocat - confidentialité - interprète
L'entretien de l'intéressé avec son avocat s'est fait en présqence d'un policier en uniforme ayant servi d'interprète après avoir prêté le serment d'interprète, sans qu'il soit justifié de l'indisponibilité des interprètes habituels. Les garanties de confidentialité de l'entretien n'ont pas été respectées dans ces conditions.

JLD de Meaux, 24 juin 2009
garde à vue - avocat - famille
L'OPJ ayant indiqué avoir contacté l'avocat et la famille au même numéro de téléphone, sans préciser s'être entretenu avec la famille ou avoir laissé un message, il n'est pas établi que l'avis à la famille ait été réalisé.

JLD de Lille, 11 novembre 2006
garde à vue - avocat - interprète
Absence d'entretien avec l'avocat faute d'interprète.

JLD de Rouen, 11 octobre 2008
garde à vue - avocat - interprète
1) Il ne résulte d'aucune pièce que l'avocat choisi, dont les coordonnées seront communiquées par un membre de la famille du gardé à vue, ait été prévenu, ni que l'avocat de permanence ait été informé du souhait de l'intéressé de voir son avocat personnel. 2) Entretien avec l'avocat impossible, en l'absence d'interprète. [décision communiquée par me Selçuk Demir]

JLD de Lille, 11 février 2009
garde à vue - avocat - motif
1) L'étranger a été informé de son placement en garde à vue pour "séjour irrégulier", alors que le PV de notification des droits mentionne comme infraction poursuivie celle de "faux et usage de faux documents administratifs". 2) Avis à l'avocat: mention que "l'avocat (sans préciser son nom ni ses coordonnées) étant injoignable, un message est laissé sur le répondeur (sans précision sur le contenu du message)"

JLD de Lille, 28 octobre 2005
garde à vue - avocat - prolongation
Les procès verbaux établis lors de la prolongation de garde à vue sont incohérents sur le fait que la personne a ou non demandé un avocat [décision communiquée par Me Bulteau]

JLD de Lille, 14 juin 2008
garde à vue - avocat - secret professionnel - saisie
Saisie de correspondances de l'étranger avec son avocat, documents utilisés dans le cadre de la procédure administrative.

JLD de Lille, 18 mai 2009
garde à vue - avocat - secret professionnel - saisie
1) les policiers indiquent avoir laissé un message sur le répondeur de l'avocat, alors que le numéro indiqué est celui du télécopieur. 2) Saisie d'une correspondance entre l'avocat et son client protégée par le secret professionnel (art 66-5 de la loi du 31 décembre 1971 sur les professions judiciaires et juridiques) [décision communiquée par Me Cardon]

Cour d'Appel de Douai, 13 février 2009
garde à vue - choix de la langue
En présence d'un étranger polyglotte, l'administration doit justifier de son choix d'une langue plutôt qu'une autre dont le choix aurait permis une notification des droits plus rapide par écrit.

Cour de cassation, 2e civ., 12 novembre 1997
garde à vue - choix de la langue - interprète
Procédure faite en anglais pour un Ukrainien, qui a été assisté d'un interprète russe à l'audience et qui a déclaré ne pas posséder la langue anglaise

JLD de Lille, 14 décembre 2006
garde à vue - choix de la langue - interprète
Interprète en anglais pour un indien, sans qu'on lui ait demandé s'il souhaitait être assisté d'un interprète dans sa langue natale. La complexité de la procédure et en particulier les subtilités des notifications des arrêtés préfectoraux nécessite une maîtrise certaine de la langue dans laquelle ces droits sont notifiés.

JLD de Lille, 20 août 2005
garde à vue - choix de la langue - interprète
Procédure faite en arabe, que l'étranger (Erythréen) maîtrise très mal, ainsi qu'en atteste l'interprète à l'audience

JLD de Lille, 25 février 2006
garde à vue - choix de la langue - interprète
Procédure en une langue que ne maîtrisait pas l'étranger, qui ne parlait qu'en langue tamoule.

JLD de Lille, 18 décembre 2009
garde à vue - choix de la langue - interprète - L111-7
L'intéressé s'exprime en langue kurde et comprend très partiellement l'arabe, et l'ensemble de la procédure a été menée en arabe classique, en violation de l'article L63-1 CPP

Cour d'appel de Douai, 13 octobre 2007
garde à vue - compréhension de la langue
Il appartient au juge judiciaire, y compris par des observations personnelles, de s'assurer que l'étranger a une compréhension suffisante des actes qui lui sont notifiés. Une compréhension plus que rudimentaire ne permet pas une notification des droits en GAV régulière,

Cour d'appel de Rennes, 18 octobre 2008
garde à vue - compréhension de la langue
Notification des droits sans interprète, peu important la mention que l'intéressé comprend et parle le français, dès lors que par la suite les policiers ont éprouvé le besoin de recourir à un interprète pour recevoir les explications du gardé à vue [décision communiquée par Me Blandin]

JLD de Lille, 17 mai 2008
garde à vue - compréhension de la langue
Notification des droits en français, procès-verbaux suivants avec le recours d'un interprète.

JLD de Lille, 24 février 2009
garde à vue - compréhension de la langue
La procédure de garde à vue (ainsi que le comportement de l'intéressé à l'audience) met en évidence son incompréhension de la langue française.

JLD de Lille, 26 juillet 2008
garde à vue - compréhension de la langue
Le gardé à vue ne lit le français que très imparfaitement, ainsi qu'il ressort de sa comparution à l'audience.

JLD de Lille, 29 mai 2009
garde à vue - compréhension de la langue
Pas de vérification quant à la capacité de l'intéressé à lire le français, langue qu'il comprend mais dont le juge considère qu'il ne maîtrise manifestement pas la lecture.

JLD de Lille, 22 juin 2007
garde à vue - compréhension de la langue - interprète
Notification des droits en langue française, suite de la procédure avec interprète

JLD de Rouen, 17 septembre 2008
garde à vue - durée
Gardé à vue non informé, lors de la notification téléphonique des droits, de la durée de la garde à vue, mais informé plus de trois heures plus tard au commissariat, sans explication sur ce délai. [décision communiquée par Me Selçuk Demir]

JLD de Paris, 19 octobre 2007
garde à vue - durée de la GAV
Nécessité d'informer le gardé à vue de la durée de la mesure (63-1 CPP)

JLD de Lille, 4 février 2010
garde à vue - empreintes
Les conditions de la prise des empreintes ne sont pas précisées

JLD de Lille, 8 février 2010
garde à vue - empreintes
L'absence d'établissement d'un procès-verbal relatif aux conditions de la prise d'empreintes (qui est établie) place le juge dans l'impossibilité de vérifier que les garanties prévues par les textes ont été respectées

JLD de Lille, 14 février 2010
garde à vue - empreintes
Il n'est pas possible de vérifier que l'opération a été effectuée sous le contrôle d'un OPJ (art 55-1 CPP) dans la mesure où l'agent signalisateur n'est pas celui qui a été chargé par l'OPJ de procéder aux opérations.

JLD de Lille, 6 février 2010
garde à vue - empreintes - procès-verbal
Aucun PV ne retrace dans quelles conditions a été opéré le relevé des empreintes pour le fichier EURODAC

JLD de Lille, 20 novembre 2009
garde à vue - enquête distincte - procureur
1) Les modalités d'information du procureur ne sont pas précisées 2) L'intéressé a fait l'objet d'une seconde audition en cours de GAV, le procès-verbal de fin de GAV mentionnant qu'elle concernait "une affaire séparée", mais cette audition n'est pas jointe.

Cour d'appel de Douai, 21 juin 2008
garde à vue - famille
L'avis à la famille n'a pas été réalisé, personne n'ayant répondu à l'appel téléphonique, sans que soient mentionné le déclenchement de la messagerie du portable, ni le nombre de sonneries.

Cour de cassation, 1ere civ. 27 mars 2007
garde à vue - famille
Information tardive de la famille (plus de 3h après la notification des droits). Le délai court à compter de la notification verbale de ses droits sur le lieu de l'interpellation, et non lors de la nouvelle notification qui est faite à son arrivée au commissariat.

Cour de cassation, 1ère chambre civile, 27 mars 2007
garde à vue - famille
En GAV, la possibilité de téléphoner à un proche doit être immédiate. Ainsi le fait, pour une chinoise interpellée dans le cadre d'une enquête de flagrant délit de travail dissimilé, de n'avoir pu appeler son époux qu'après 3 heures de GAV, soit dans les délais prévus par la loi mais alors qu'aucune circonstance insurmontable ne justifie un tel délai, entraîne la nullité de la procédure.

JLD de Lille, 13 juillet 2008
garde à vue - famille
Famille non contactée au motif qu'elle réside en Belgique et que le commissariat ne peut pas passer d'appel hors de France.

JLD de Lille, 17 août 2008
garde à vue - famille
Absence de démonstration de diligences pour contacter la famille de l'intéressé, les policiers ayant mentionné que personne n'a répondu à l'appel, sans préciser si un message avait été laissé sur la messagerie du portable.

Cour d'appel de Douai, 30 octobre 2007
garde à vue - fin de garde à vue
Décision du procureur de lever la GAV sans mention de l'heure à laquelle cette instruction a été donnée. Impossibilité de vérifier si l'instruction a immédiatement été suivie d'effet.

JLD de Lille, 3 décembre 2007
garde à vue - fin de garde à vue
Absence de procès-verbal de fin de garde à vue

JLD de Lille, 11 mars 2006
garde à vue - fin de garde à vue
Absence du procès-verbal de fin de garde à vue

JLD de Lille, 14 mai 2003
garde à vue - fin de garde à vue
Absence du procès-verbal de fin de garde à vue, impossibilité de vérifier le bon déroulement de celle-ci

Cour d'appel de Lyon, 21 juillet 2009
garde à vue - fin de garde à vue - procureur
La GAV a été levée 3h20 après que l'ordre en a été donné par le procureur, sans qu'aucun acte ait été effectué et alors que les deux autres personnes interpellées s'étaient vu notifier la fin de la mesure de GAV immédiatement.

JLD de Lille, 4 avril 2008
garde à vue - fin de garde à vue - procureur
Ordre du procureur de lever la garde à vue suivi d'effet 25 mn plus tard (décision communiquée par Me O. Cardon).

JLD de Lille, 4 avril 2008
garde à vue - fin de garde à vue - procureur
Ordre du procureur de lever la garde à vue suivi d'effet 1h35 plus tard.

JLD de Lille, 4 septembre 2008
garde à vue - fin de garde à vue - procureur
Personne maintenue en garde à vue 15 minutes après que le procureur ait ordonné la levée de la garde à vue; cette privation de liberté même pendant une durée minime n'est prévue par aucun texte

JLD de Lille, 10 mai 2008
garde à vue - fin de garde à vue - procureur
Ordre du procureur de lever la garde à vue suivi d'effet 45mn plus tard.

JLD de Lille, 17 mars 2008
garde à vue - fin de garde à vue - procureur
Décision du procureur de lever la GAV suivie d'effet 1h15 plus tard, avec son placement en rétention. Privation de liberté pendant une durée excessive non justifiée par une enquête pénale.

JLD de Lille, 28 novembre 2007
garde à vue - fin de garde à vue - procureur
Levée de GAV ordonnée par le procureur, sans indication de l'heure où cet ordre est donné. Placement en rétention 4h20 plus tard. Privation de liberté pendant une durée excessive.

Cour d'appel de Paris, 17 mars 2007
garde à vue - infraction reprochée
Notification des droits dès l'interpellation, mais information de la nature de l'infraction 1h plus tard.

Cour de cassation, 2e civ., 22 mai 2003
garde à vue - infraction reprochée
L'étranger doit être informé de la nature de l'infraction sur laquelle porte l'enquête.

JLD de Bordeaux, 27 juillet 2008
garde à vue - infraction reprochée
L'intéressé est informé qu'il est placé en GAV car soupçonné d'avoir commis "l'infraction de son interpellation".

JLD de Lille, 4 octobre 2008
garde à vue - infraction reprochée
L'information sur la nature de l'infraction est insuffisante, le PV de notification du placement en garde à vue faisant uniquement mention d'une infraction "d'entrée". [décision communiquée par Me Corrales]

JLD de Lille, 11 août 2009
garde à vue - infraction reprochée
L'intéressé s'est vu indiquer qu'il était placé en garde à vue pour "ILE - éloignement du territoire français" alors que l'ILE recouvre plusieurs infractions et que l'éloignement n'est pas une infraction mais le but poursuivi par les policiers, qui n'est au surplus pas celui d'une garde à vue

JLD de Lille, 14 mai 2009
garde à vue - infraction reprochée
L'étranger a été placé en garde à vue pour l'infraction de pénétration illicite en zone de sûreté SNCF alors que les policiers savaient par sa fiche de recherche qu'il était en situation irrégulière: il aurait dû être informé de son placement en garde à vue également pour ce motif, afin d'exercer ses droits en connaissance de cause.

JLD de Lille, 22 mai 2009
garde à vue - infraction reprochée
1) La personne mise en garde à vue est informée qu'elle est soupçonnée d'avoir commis une "infraction d'ILE" ce qui ne permet pas de connaître la nature exacte de l'infraction et le sigle n'étant pas forcément connu de la personne. 2) l'instruction du procureur de lever la garde à vue est postérieure de 2 heures à l'avis de placement en rétention

JLD de Lille, 30 avril 2008
garde à vue - infraction reprochée
Défaut d'information de l'ensemble des infractions reprochées (violences et ILE), alors que celles-ci étaient connues de l'agent dès le placement en GAV

Cour d'appel de Douai, 13 mai 2009
garde à vue - interprète
En cas d'indisponibilité de l'interprète, il est nécessaire que les policiers mentionnent les diligences accomplies pour obtenir la présence d'un interprète, en mentionnant les interprètes contactés et leur réponse, avant de pouvoir recourir à une notification des droits par téléphone ou formulaire. La mention "seul l'interprète M. X a pu être contacté" est insuffisante.

JLD de Boulogne-sur-Mer, 20 février 2002
garde à vue - interprète
L'étranger n'a qu'une compréhension très limitée du français, interprète à l'audience mais pas dans la procédure. De plus, il ne résulte pas de la procédure que la question lui ait été posée de savoir s'il souhaitait ou non être entendu par l'intermédiaire d'un interprète en langue arabe.

JLD de Lille, 3 août 2008
garde à vue - interprète
Pas de mention de l'acceptation par l'interprète de sa mission, ni de sa prestation de serment ou de son assermentation.

JLD de Lille, 4 février 2010
garde à vue - interprète
L'intéressé s'exprime en pashtou et non en farsi, langue utilisée pour la procédure et qu'il ne comprend que très partiellement.

JLD de Lille, 5 octobre 2009
garde à vue - interprète
L'intéressé affirme que l'interprète ne parlait pas pachtou, mais farsi. Il n'a pas été possible de contacter cet interprète pour vérifier sa connaissance du pachtou, et il ne figure pas sur la liste des interprètes.

JLD de Lille, 13 décembre 2008
garde à vue - interprète
Le procès-verbal d'audition a été signé avec la mention "après relecture par l'intéressé, sachant lire et écrire le français", alors que l'étranger a été assisté d'un interprète pour tout le reste de la procédure.

JLD de Lille, 15 octobre 2009
garde à vue - interprète
Réquisition d'un interprète dans une langue que ne comprend pas l'intéressé, contrairement à son compatriote arrêté en même temps que lui. Les policiers auraient dû attendre de connaître l'état civil et le lieu de naissance, avant de déduire la langue parlée par l'intéressé (pashtou ou farsi)

JLD de Lille, 31 juillet 2009
garde à vue - interprète
L'intéressé, dont la langue maternelle est le tamoul, s'est vu assister durant toute la procédure d'un interprète en langue anglaise, alors qu'il ne parle manifestement pas couramment cette langue et que son choix d'une langue pour la procédure ne figure pas au dossier

JLD de Rennes, 27 août 2009
garde à vue - interprète
Les procès verbaux étant contradictoires sur le point de savoir si l'intéressé lit le français, et certains actes ayant été signés par lui sans relecture, il n'est pas établi qu'il a été placé en mesure de comprendre la procédure (jp de Me M. BLANDIN)

JLD de Tours, 19 septembre 2008
garde à vue - interprète - avocat
1) Si l'intéressé a eu connaissance en temps utile de ses droits au moyen d'un formulaire écrit, il n'a pas pu les exercer effectivement, n'ayant pu demander un avocat par le biais d'un interprète que trois heures plus tard. 2) Il n'est pas justifié de l'impossibilité de trouver un interprète dès le début de la procédure. [jurisprudence communiquée par la Cimade]

JLD de Lille, 6 juillet 2008
garde à vue - interprète - fin de garde à vue
Interprète en début de GAV, mais plus à la fin de celle-ci.

JLD de Lille, 17 mars 2006
garde à vue - interprète - fin de garde à vue
Défaut de mention de la traduction du procès-verbal de fin de garde à vue par l'interprète, peu important qu'il ait signé.

JLD de Lille, 18 octobre 2008
garde à vue - interprète - fin de garde à vue
Les procès verbaux de déroulement et de fin de garde à vue n'ont pas été signés par l'interprète [décision communiquée par Me Corrales]

JLD de Lille, 5 juillet 2008
garde à vue - interprète - impartialité
Notification des droits par un policier faisant office de traducteur.

JLD de Lille, 7 décembre 2006
garde à vue - interprète - impartialité
Notification des droits en GAV par le co-prévenu, en conflit avec le prévenu

JLD de Lille, 8 avril 2007
garde à vue - interprète - impartialité
Notification des droits par un policier faisant office d'interprète espagnol.

JLD de Lille, 27 septembre 2008
garde à vue - interprète - impartialité
Notification des droits et audition par l'intermédiaire d'un gendarme faisant office d'interprète et qui était présent sur les lieux de l'interpellation.

JLD de Nîmes, 16 février 2009
garde à vue - interprète - impartialité
Audition en garde à vue réalisée par un policier faisant la traduction simultanément, sans recours à un interprète [décision communiquée par Me Belaiche]

JLD de Lille, 6 avril 2006
garde à vue - interprète - relecture
Interprète attestant que les services de police lui ont demandé de faire signer tous les actes sans relecture, sauf l'audition

JLD de Lille, 18 janvier 2009
garde à vue - interprète - relecture
Le gardé à vue ne savait pas lire, ce qui n'est précisé nulle part, les policiers n'ayant pas posé la question, alors qu'il était assisté six mois plus tôt d'un interprète.

Cour d'appel de Paris, 26 mai 2006
garde à vue - interprète - téléphone
Notification des droits par interprète au téléphone, sans raison indiquée, peu important que l'intéressé ait rencontré un avocat et prévenu sa famille.

Cour de cassation, 2e civ., 8 juillet 2004
garde à vue - interprète - téléphone
Notification des droits par interprète au téléphone : valable si et seulement si il est mentionné que l'interprète était dans l'impossibilité de se déplacer.

JLD de Bobigny, 4 juin 2009
garde à vue - interprète - téléphone
Incohérence sur le PV de notification des droits, qui est signé de l'interprète alors que la notification des droits aurait été faite par téléphone [décision communiquée par Me Vitel]

JLD de Boulogne, 5 décembre 2008
garde à vue - interprète - téléphone
Notification des droits effectuée par téléphone, sans que l'interprète régularise cette traduction en signant le PV postérieurement [décision communiquée par la Cimade de Coquelles]

JLD de Boulogne-sur-Mer, 26 août 2006
garde à vue - interprète - téléphone
Notification des droits par téléphone, sans mention de l'impossibilité pour l'interprète de se déplacer

JLD de Lille, 10 mars 2006
garde à vue - interprète - téléphone
Notification des droits par téléphone contredite par l'interprète.

JLD de Lille, 12 mars 2008
garde à vue - interprète - téléphone
Notification des droits par interprète par téléphone, sans mention des raisons de l'absence de l'interprète.

JLD de Lille, 14 février 2008
garde à vue - interprète - téléphone
Notification des droits par téléphone, sans que l'interprète signe ultérieurement le procès-verbal pour attester de la réalité de son intervention et de la teneur de sa traduction.

JLD de Lille, 22 février 2007
garde à vue - interprète - téléphone
Interprète par téléphone sans mention de l'impossibilité de l'interprète de se déplacer ni de ce qu'aucun interprète n'était disponible.

JLD de Lille, 30 octobre 2008
garde à vue - interprète - téléphone
Notification des droits par téléphone, mention étant faite que l'interprète "a accepté de notifier par téléphone", sans que l'impossibilité pour lui de se déplacer soit mentionnée.

JLD de Lille, 31 décembre 2006
garde à vue - interprète - téléphone
Notification des droits par interprète par téléphone, sans indication du motif, et alors qu'un autre traducteur dans une autre langue a fait le déplacement pour notifier les droits d'un co-prévenu.

JLD de Paris, 24 mai 2006
garde à vue - interprète - téléphone
Notification des droits par interprète par téléphone, sans mention des raisons de l'absence de l'interprète.

JLD de Lille, 9 juin 2007
garde à vue - interprète - téléphone - formulaire
1) Notification des droits avec un interprète par téléphone sans mention de l'impossibilité de se déplacer. 2) L'utilisation d'un formulaire est inopérant, l'intéressé ne sachant pas forcément lire.

JLD de Lille, 23 mars 2007
garde à vue - interprète - traduction par téléphone
Notification des droits par téléphone, sans mention de l'impossibilité pour l'interprète de se déplacer

JLD de Lille, 4 février 2010
garde à vue - levée de garde à vue - placement en rétention
La levée de la garde à vue est postérieure au placement en rétention.

Cour d'appel de Paris, 9 octobre 2007
garde à vue - médecin
Etrangère examinée dans un hôpital 12 heures après l'avoir demandé, le médecin ayant été requis immédiatement mais aucun élément ne permettant de préciser les modalités prévues pour cet examen (visite du médecin ou conduite à l'hôpital)

Cour d'appel de Paris, 11 juin 2007
garde à vue - médecin
Visite du médecin, immédiatement averti de la demande du gardé à vue, 14 heures après notification des droits, alors que l'intéressé avait signalé qu'il souffrait de problèmes de santé. Il appartenait aux policiers d'accomplir d'autres diligences. 63-3 4° CPP

Cour d'appel de Rennes, 14 novembre 2008
garde à vue - médecin
L'examen médical a été réalisé 6 heures après que l'intéressé l'ait sollicité, sans que soit caractérisée une circonstance insurmontable [décision communiquée par Marie Blandin]

Cour de cassation, chambre criminelle, 27 octobre 2009
garde à vue - médecin
La poursuite de la garde à vue d'une personne dans des conditions, selon le certificat médical, incompatibles avec son état de santé, porte nécessairement atteinte à ses intérêts. Il importe peu que quelques heures plus tard, un second examen médical conclue à la compatibilité de la mesure avec son état de santé.

JLD de Lille, 2 août 2008
garde à vue - médecin
Le certificat médical de GAV mentionne que l'état de santé de l'intéressé nécessite une hospitalisation pour bilan, sans qu'il y soit procédé.

JLD de Lille, 3 août 2007
garde à vue - médecin
L'intéressé n'ayant pas fait l'objet d'une visite par le médecin, le procès-verbal mentionnant que son état de santé est compatible avec la garde à vue est contestable.

JLD de Lille, 4 août 2007
garde à vue - médecin
Second examen médical intervenu dès la 16e heure, et non à la 24e heures, pour un gréviste de la faim dont la garde à vue est prolongée.

JLD de Lille, 14 mai 2009
garde à vue - médecin
L'examen médical n'a été réalisé que 5 heures après avoir été sollicité par l'intéressé, sans circonstance insurmontable.

JLD de Lille, 19 novembre 2008
garde à vue - médecin
Le gardé à vue a demandé un médecin, qui n'est intervenu que 5 heures plus tard, sans mention de l'heure à laquelle il a été appelé ni des difficultés qu'il aurait rencontrées.

JLD de Lille, 28 juin 2007
garde à vue - médecin
Pas de visite médicale malgré la demande de l'intéressé.

JLD de Nîmes, 2 avril 2009
garde à vue - médecin
L'intéressé, qui avait manifesté sa volonté de rencontrer un médecin, a été privé de l'exercice de ce droit. Bien que cette privation résulte principalement de la carence du médecin contacté, il appartenait aux policiers de contacter à nouveau le médecin ou un autre pendant le reste de la garde à vue (13 heures) [décision communiquée par Me Belaiche]

JLD de Paris, 7 mai 2004
garde à vue - médecin
Pas mention de l'heure à laquelle le médecin a été réquisitionné.

JLD de Paris, 13 juillet 2005
garde à vue - médecin
Pas mention des diligences pour avertir le médecin. Examen tardif par le médecin (plus de trois heures).

JLD de Toulouse, 1er février 2008
garde à vue - médecin
Le médecin requis n'a procédé à l'examen demandé que 4 heures plus tard, et 5h30 après l'interpellation, sans justification.

JLD de Meaux, 20 novembre 2009
garde à vue - médecin - interprète
L'examen médical, concluant à la compatibilité de l'état de santé de l'intéressé avec la mesure, s'est déroulé sans interprète, sans circonstances insurmontables empêchant le médecin de conduire l'interrogatoire clinique utilement

Cour de cassation, Crim., 20 décembre 2000
garde à vue - mineur
Les représentants légaux doivent être informés par l'OPJ du placement en garde à vue du mineur, sauf décision du procureur.

JLD de Lille, 31 octobre 2009
garde à vue - mineur
La fille mineure de l'intéressé, présente pendant toute la garde à vue, n'est pas mentionnée. Le juge ne peut contrôler les conditions de sa privation de liberté. Il n'est pas non plus justifié du signalement du mineur au procureur chargé des mineurs.

JLD de Lille, 15 novembre 2009
garde à vue - mineur - audition
L'audition d'un mineur en garde à vue doit faire l'objet d'un enregistrement audiovisuel et l'absence de cette formalité, sans qu'aucun problème technique ne soit allégué, n'est pas couverte par un examen osseux ultérieur révélant la majorité.

Cour d'appel de Douai, 7 avril 2009
garde à vue - mineur - enregistrement audiovisuel
L'audition d'un mineur en garde à vue doit faire l'objet d'un enregistrement audiovisuel et l'absence de cette formalité n'est pas couverte par un examen osseux ultérieur révélant la majorité.

JLD de Lille, 3 février 2007
garde à vue - mineur - médecin
Individu se déclarant mineur, sans réquisition médecin d'office en GAV.

JLD de Lille, 28 novembre 2008
garde à vue - motif imprécis
Le motif du placement en garde à vue ("infraction à la législation sur les étrangers") est imprécis.

JLD de Lille, 7 février 2010
garde à vue - nécessité
Il était évident dès son interpellation que l'intéressé était en situation irrégulière en France (les documents présentés lui permettant uniquement de se maintenir durant un mois sur le territoire belge), dès lors aucune enquête n'était nécessaire et il ne devait pas être placé en garde à vue.

JLD de Lille, 22 janvier 2010
garde à vue - nécessité
La situation irrégulière de l'intéressé était établie dès son interpellation, ainsi le placement en rétention ne peut avoir été motivé par les nécessités de l'enquête

Cour d'appel de Douai, 5 décembre 2009
garde à vue - nécessités administratives
1) Le procès-verbal de fin de garde à vue n'est pas signé de l'OPJ 2) Il ne ressort pas des procès verbaux en garde à vue qu'une enquête ait été diligentée en vue de poursuites pénales, le seul but de la garde à vue étant la mise à exécution de la mesure d'éloignement.

Cour d'appel de Metz, 29 mai 2009
garde à vue - nécessités administratives
Le procureur ayant donné l'ordre de lever la garde à vue dès qu'une décision administrative de placement en rétention pourrait intervenir, la fin de la garde à vue est intervenue 4H45 plus tard alors que cette mesure ne peut être utilisée à d'autres fins que les nécessités de l'enquête pénale [décision communiquée par Me Jeannot]

Cour d'appel de Montpellier, 11 décembre 2007
garde à vue - nécessités administratives
La mesure de garde à vue n'a été levée que près de 6 heures après que le procureur l'avait prescrit. Elle n'a été maintenue durant ce temps que pour les besoins de la procédure administrative, ce qui constitue un détournement de procédure.

JLD de Bayonne, 31 juillet 2009
garde à vue - nécessités administratives
Constitue un détournement de procédure le fait pour le procureur de prescrire la levée de la garde à vue dès réception par les services de police de la mesure administrative.

JLD de Lille, 2 octobre 2008
garde à vue - nécessités administratives
Maintien en GAV pendant 25 mn non justifié par les nécessité de l'enquête mais pour la mise en œuvre d'une mesure administrative.

JLD de Lille, 9 novembre 2008
garde à vue - nécessités administratives
La durée de la garde à vue a été excessive au regard des besoins de l'enquête, dans la mesure où la fin de la garde à vue est intervenue plus de 15H après la dernière audition de l'intéressé et plus de 6H après l'envoi d'une demande de réadmission.

JLD de Lille, 12 octobre 2008
garde à vue - nécessités administratives
La durée de la garde à vue n'est pas nécessitée par les besoins d'une enquête pénale en cours mais par les besoins d'une mise à disposition de l'autorité administrative.

JLD de Lille, 17 octobre 2008
garde à vue - nécessités administratives
Les procès verbaux font apparaître une confusion dans les pouvoirs strictement dévolus au pouvoir administratif et à l'autorité judiciaire: le préfet prend la décision de placer en rétention avant que le procureur soit avisé, le PV de fin de garde à vue indiquant qu'il est mis en oeuvre la procédure administrative "sur instructions du parquet"

JLD de Lille, 22 mai 2009
garde à vue - nécessités administratives
Le procureur a été informé du placement en rétention avant même d'être contacté pour décider de la levée de la garde à vue.

JLD de Lille, 26 avril 2008
garde à vue - nécessités administratives
Le procureur donne l'ordre de lever la GAV lors de la transmission de la procédure administrative de rétention, qui arrivera 45 mn plus tard.

JLD de Lille, 27 avril 2008
garde à vue - nécessités administratives
Etranger maintenu en garde à vue pour des nécessités administratives (placement en rétention), ce que confirme le représentant du préfet.

JLD de Lille, 29 août 2008
garde à vue - nécessités administratives
La décision du procureur de lever la garde à vue "lorsque la procédure administrative aura été mise en œuvre" constitue un détournement de procédure, aucune nécessité de l'enquête pénale ne venant justifier le maintien en garde à vue de l'intéressé.

JLD de Lille, 29 décembre 2006
garde à vue - nécessités administratives
GAV levée 3h55 après la décision du procureur de privilégier la procédure administrative.

JLD de Paris, 7 février 2008
garde à vue - nécessités administratives
La garde à vue a été détournée de son objet dans un but purement administratif, le procureur donnant pour instruction de "privilégier la voie administrative et lever la garde à vue à l'issue de la procédure", ce qui sera fait le lendemain.

JLD de Paris, 30 mai 2009
garde à vue - nécessités administratives
Constitue un détournement de procédure le fait que la garde à vue a été prolongée pendant 14 heures sans acte, cette durée n'ayant eu pour objet que de permettre à l'administration de prendre une mesure d'éloignement, alors que l'article 53 du CPP prévoit que les investigations menées dans le cadre de l'enquête doivent se poursuivre sans discontinuer.

JLD de Toulouse, 24 octobre 2007
garde à vue - nécessités administratives
Aucun acte pendant 20 heures de GAV, entre l'audition et le contact préfecture, qui conduit à un placement en rétention dans la demi-heure qui suit

Cour d'appel de Douai, 2 octobre 2007
garde à vue - notification des droits
Notification des droits 50 mn après l'interpellation (Lille intra-muros). Procureur avisé 30 mn après l'interpellation

Cour d'appel de Douai, 10 février 2007
garde à vue - notification des droits
Notification des droits 55 mn après l'interpellation, alors que le lieu de notification est à moins de 10 mn du lieu d'interpellation

Cour d'appel de Paris, 6 octobre 2009
garde à vue - notification des droits
Les procès-verbaux de notification des droits ont été rédigée à une adresse inconnue, alors que le lieu d'interpellation se situe dans un périmètre connu car fixé par réquisition. Faute de connaître la distance entre les deux lieux, le juge ne peut apprécier le délai pour notifier les droits.

Cour d'appel de Paris, 6 décembre 2007
garde à vue - notification des droits
Notification des droits 1h20 après l'interpellation, les embarras de la circulation parisienne n'expliquant pas ce retard, d'autant que le procès-verbal mentionne que l'étranger a été "immédiatement" conduit devant l'OPJ.

Cour d'appel de Toulouse, 13 août 2009
garde à vue - notification des droits
L'intéressé a été placé en garde à vue tardivement, après son audition et 50 après son interpellation, ayant été conduit au commissariat sous la contrainte.

JLD de Boulogne-sur-Mer, 17 mars 2006
garde à vue - notification des droits
Notification des droits 55 mn après l'interpellation

JLD de Lille, 4 mars 2006
garde à vue - notification des droits
Notification des droits en garde à vue 2h15 après l'interpellation.

JLD de Lille, 4 mars 2006
garde à vue - notification des droits
Notification des droits en garde à vue 1h20 après l'interpellation.

JLD de Lille, 4 décembre 2006
garde à vue - notification des droits
Notification des droits en garde à vue après 4h30, retard non justifié par des soins hospitaliers

JLD de Lille, 6 juin 2008
garde à vue - notification des droits
Le délai de 1h20 entre le placement en garde à vue et la notification des droits y afférents, non justifié, est excessif [décision communiquée par Me Corrales]

JLD de Lille, 7 décembre 2007
garde à vue - notification des droits
Interpellation à 20h30 en gare, notification des droits 50 mn plus tard après retour au service

JLD de Lille, 8 octobre 2008
garde à vue - notification des droits
La notification des droits intervenant 1h35 après l'arrivée de l'interprète dans les locaux est tardive.

JLD de Lille, 15 mars 2002
garde à vue - notification des droits
La notification des droits a eu lieu plus de 2h après l'interpellation [décision communiquée par Me Bulteau]

JLD de Lille, 30 septembre 2007
garde à vue - notification des droits
Cinquante minutes entre l'interpellation et la notification des droits (interpellation dans une gare où se trouve un poste de police)

JLD de Meaux, 9 janvier 2009
garde à vue - notification des droits
65 minutes se sont écoulées entre l'interpellation et la notification des droits.

JLD de Nimes, 4 novembre 2009
garde à vue - notification des droits
Notification tardive des droits (1h10 après l'arrivée à la gendarmerie) sans qu'un formulaire écrit soit remis

Circulaire CRIM 00 13 F1 du 4 décembre 2000
garde à vue - notification des droits
Circulaire relative à la notification des droits et à l'information de la nature des infractions sur lesquelles porte l'enquête

Cour d'Appel de Douai, 21 février 2009
garde à vue - notification des droits - APJ - OPJ
Le procès-verbal de placement et de notification des droits en garde à vue a été signé par un APJ et pas par un OPJ.

JLD de Nanterre, 13 juin 2007
garde à vue - notification des droits - APJ - prolongation
(1) Notification des droits signée de l'APJ mais pas de l'OPJ. (2) Défaut de production du procès-verbal de prolongation de garde à vue.

JLD de Lille, 24 janvier 2006
garde à vue - notification des droits - avocat
Avis avocat 1h10 après interpellation, l'APJ ayant immédiatement notifié les droits.

JLD de Lille, 14 janvier 2007
garde à vue - notification des droits - dégrisement
Si le délai avant la notification des droits résulte de l'état d'ébriété de l'intéressé, il doit en être fait mention dans la procédure : ici seul le PV d'avis à avocat indique que l'intéressé serait en dégrisement, sans que cet état soit constaté par le médecin [décision communiquée par Me Bulteau]

JLD de Rouen, 28 août 2008
garde à vue - notification des droits - fin de garde à vue
Le procès-verbal de notification de placement en garde à vue n'est pas signé, pas plus que le procès-verbal de fin de garde à vue. (décision communiquée par me Selçuk Demir)

JLD de Lille, 19 avril 2007
garde à vue - notification des droits - fin de garde à vue - avocat
(1) Notification tardive des droits (55 mn) (2) Procès-verbal de fin de GAV contredisant le procès-verbal de notification des droits ("n'a pas souhaité s'entretenir avec un avocat").

Cour d'Appel de Douai, 18 octobre 2008
garde à vue - notification des droits - formulaire
La remise d'un formulaire en début de garde à vue, sans traduction annexée, ne permet pas au magistrat de s'assurer que les droits relatifs à la garde à vue ont été valablement notifiés

JLD de Lille, 3 août 2008
garde à vue - notification des droits - formulaire
Notification des droits par interprète 4h30 après l'interpellation, le formulaire en langue arabe utilisé n'est pas produit dans la procédure.

JLD de Limoges, 29 août 2007
garde à vue - notification des droits - formulaire
Etranger dont il n'est pas établi qu'il lisait l'arabe, notification des droits par un formulaire en arabe qui lui est remis, et renonçant à exercer ses droits par signes de tête.

Cour d'appel de Douai, 13 juin 2008
garde à vue - notification des droits - formulaire - interprète
Notification tardive des droits, les interprètes requis étant indisponibles, et les policiers n'ayant pas eu recours à des formulaires en langue étrangère qui étaient pourtant disponibles.

JLD de Lille, 6 novembre 2008
garde à vue - notification des droits - formulaire - interprète
La notification des droits en garde à vue effectuée par interprète 2H après l'interpellation, sans utilisation de formulaire ni recours à un interprète par téléphone, est tardive.

JLD de Lille, 7 novembre 2008
garde à vue - notification des droits - formulaire - interprète
La notification des droits plus de 3h après le placement en garde à vue est tardive, bien que deux interprètes aient été contactés, dès lors qu'elle pouvait se faire au moyen d'un formulaire écrit et que l'administration ne justifie pas d'une circonstance insurmontable [décision communiquée par Me Corrales]

JLD de Lille, 21 janvier 2009
garde à vue - notification des droits - formulaire - interprète
Notification tardive (1H15 après l'interpellation en gare), non justifiée par les conditions de trafic habituelles à cette heure (de pointe), et sans que les conditions climatiques soient explicitées. De plus l'impossibilité de recourir à un formulaire n'est pas établie [décision communiquée par Me Djohor]

JLD de Lille, 27 mai 2009
garde à vue - notification des droits - formulaire - interprète
Notification des droits effectuée par interprète une heure après l'interpellation, sans remise d'un formulaire écrit ni circonstances insurmontables

JLD de Lille, 28 mai 2009
garde à vue - notification des droits - formulaire - interprète - procès-verbal
1) Notification des droits 1h25 après l'interpellation, avec contact d'un seul interprète et sans formulaire écrit ni notification par téléphone. 2) Absence de force probante de l'avis procureur, qui fait mention d'informations qui ne seront connues que plus tard à l'arrivée de l'interprète (date et lieu de naissance rectifiés, absence de domicile)

Cour d'appel de Douai, 16 mai 2008
garde à vue - notification des droits - impartialité
Notification des droits par l'intermédiaire d'un autre gardé à vue (chauffeur interpellé en même temps)

Cour d'appel de Toulouse, 18 mars 2008
garde à vue - notification des droits - infraction reprochée
Intéressé avisé qu'il est placé en garde à vue pour une seule des informations poursuivie (refus d'embarquer) alors que les autres procès-verbaux précisent qu'il est aussi poursuivi pour séjour irrégulier et rébellion, qui étaient connus des agents au moment de l'interpellation.

Cour d'appel de Versailles, 30 novembre 2009
garde à vue - notification des droits - inteprète - téléphone
L'intervention d'un interprète par téléphone pour la notification des droits au motif que celui-ci est dans l'impossibilité de se déplacer n'est pas suffisamment justifiée, dès lors que l'heure de notification, 18h55, n'était pas assez tardive pour empêcher qu'un autre interprète soit contacté. En outre il n'est pas mentionné que l'interprète qui est intervenu physiquement le lendemain était empêché.

JLD de Lille, 1er octobre 2009
garde à vue - notification des droits - inteprète - téléphone
La notification des droits a été faite via un inteprète par téléphone, sans authentification de l'interprète lors de son arrivée au service

JLD de Lille, 6 janvier 2010
garde à vue - notification des droits - inteprète - téléphone
Notification des droits par interprète par téléphone, sans que l'interprète ratifie ultérieurement ce procès-verbal en y apposant sa signature. Cet interprète n'a d'ailleurs pas été requis par la suite et la suite de la procédure a vu l'intervention d'un autre interprète

JLD de Lille, 7 novembre 2009
garde à vue - notification des droits - inteprète - téléphone
Notification des droits par interprète par téléphone, sans mention de circonstances insurmontables

JLD de Lille, 10 février 2010
garde à vue - notification des droits - inteprète - téléphone
Notification des droits par téléphone tardive (35 minutes après l'interpellation) sans mention des démarches réalisées et sans remise d'un formulaire, le seul interprète contacté s'étant déplacé 2h30 plus tard.

Cour d'appel de Douai, 3 octobre 2009
garde à vue - notification des droits - interprète
L'intéressé, qui parle et comprend le français, ne le lit qu'avec les plus grandes difficultés, ainsi qu'il apparaît à l'audience. Il importe peu qu'il n'ait pas indiqué lors de la procédure ne pas savoir lire, et qu'il soit indiqué "lecture faite" sur les PV dans la mesure où il appartenait au rédacteur des procès-verbaux de s'assurer de sa compréhension.

Cour d'appel de Paris, 15 septembre 2000
garde à vue - notification des droits - interprète
Le refus de se déplacer d'un seul interprète ne constitue pas une circonstance insurmontable justifiant une notification tardive des droits, faute d'effectuer des diligences supplémentaires.

Cour d'appel de Paris, 29 février 2008
garde à vue - notification des droits - interprète
Le gardé à vue ne comprend pas suffisamment le français, ce qui a conduit à recourir aux services d'un interprète pendant l'audition. Il n'a donc pas nécessairement compris ses droits lors de son placement en garde à vue.

Cour de cassation, 1ere civ., 18 mai 2005
garde à vue - notification des droits - interprète
Contact interprète quatre heures après l'interpellation "compte tenu de l'heure tardive". Premier contact avec un interprète dans une mauvaise langue. Pas de circonstance insurmontable ayant rendu impossible un contact immédiat avec un interprète.

Cour de cassation, 2e civ., 24 février 2000
garde à vue - notification des droits - interprète
Selon les policiers, aucun interprète n'étant disponible le soir, la notification des droits a eu lieu le matin. Absence de circonstances insurmontables empêchant de faire immédiatement appel à un interprète

JLD de Lille, 2 octobre 2008
garde à vue - notification des droits - interprète
Notifications des droits entre deux gardés à vue interverties (M. X s'est entendu notifier les droits de M. Y, et réciproquement), ce qu'établissent les signatures. Au surplus, les deux gardés à vue ne parlent pas le même dialecte.

JLD de Lille, 8 juin 2005
garde à vue - notification des droits - interprète
Notification des droits sans interprète, peu important qu'il ait fait prévenir sa famille. Tous les autres actes ont été réalisés avec interprète.

JLD de Lille, 8 novembre 2008
garde à vue - notification des droits - interprète
La notification des droits 2h plus tard est tardive, l'administration ne justifiant pas de l'impossibilité d'une notification par téléphone dans la mesure où les interprètes contactés ont indiqué ne pas pouvoir se déplacer.

JLD de Lille, 15 septembre 2007
garde à vue - notification des droits - interprète
notification des droits tardive. L'interprète prévient ne pas pouvoir se déplacer avant deux heures, pas d'autres contacts avec d'autres interprètes, pas de notification des droits par téléphone (art. L111-8 CESEDA)

JLD de Lille, 16 novembre 2007
garde à vue - notification des droits - interprète
Quatre personnes arrêtées ensemble, deux notifications des droits suivies d'auditions, puis deux notifications des droits suivies d'auditions 1h45 plus tard. Annulation des deux dernières procédures.

JLD de Lille, 17 octobre 2009
garde à vue - notification des droits - interprète
La notification des droits a eu lieu 2 heures après l'interpellation alors que la difficulté de trouver un interprète aurait pu être palliée par une notification écrite ou par téléphone

JLD de Lille, 18 mars 2009
garde à vue - notification des droits - interprète
1) La notification des droits ayant été différée d'une heure afin de faire appel à un interprète, il n'est pas possible d'exclure formellement une absence de diligences aux fins de trouver un interprète dans les meilleurs délais. 2) Le contrôle de la langue dans laquelle l'intéressé s'est vu notifier ses droits est impossible dès lors que l'interprète, requise en langue russe, a traduit en langue arménienne d'après les procès verbaux, et alors qu'elle ne figure pas dans cette langue sur les listes d'interprètes dressées par le procureur de la République.

JLD de Lille, 23 novembre 2006
garde à vue - notification des droits - interprète
Notification des droits avec interprète 1h25 après interpellation.

JLD de Lille, 26 janvier 2007
garde à vue - notification des droits - interprète
Notification des droits par interprète 2h20 après interpellation

JLD de Lille, 29 janvier 2010
garde à vue - notification des droits - interprète
La notification des droits 1h25 après le placement en garde à vue est tardive, les diligences vaines pour contacter deux interprètes étant insuffisantes en l'absence de formulaire écrit.

JLD de Nanterre, 26 février 2009
garde à vue - notification des droits - interprète
L'interprète a été contacté 1H après l'interpellation, soit 35 minutes après l'arrivée au commissariat, et n'est arrivé qu'une heure après avoir été contacté

JLD de Paris, 4 juillet 2006
garde à vue - notification des droits - interprète
Notification des droits par interprète 1h40 après l'interpellation, à son arrivée au poste, alors que des interprètes étaient requis et présents sur le lieu de l'interpellation, dans le cadre d'une opération préparée depuis plusieurs jours.

JLD de Paris, 14 novembre 2007
garde à vue - notification des droits - interprète
Un seul interprète a été contacté 40 minutes après l'interpellation et a notifié les droits de la personne 2h40 plus tard, sans circonstances insurmontables [décision communiquée par Me Karine Sheraton]

JLD de Rouen, 5 novembre 2009
garde à vue - notification des droits - interprète
La notification des droits survenue près de 8 heures après l'interpellation et par le biais d'un formulaire écrit est tardive, d'autant plus que l'impossibilité de recourir à un interprète n'est pas établie

JLD de Lille, 14 juin 2008
garde à vue - notification des droits - interprète - avocat
1) Notification des droits 1h25 après l'interpellation, sans mention des diligences pour réquisitionner l'interprète 2) Entretien avocat hors la présence de l'interprète

Cour d'appel de Toulouse, 27 octobre 2007
garde à vue - notification des droits - interprète - formulaire
Interpellation suivie d'une notification des droits deux heures plus tard, avec l'aide d'un interprète, sans remise d'un formulaire et sans expliquer pourquoi aucun interprète plus proche n'a été contacté.

JLD de Lille, 29 avril 2008
garde à vue - notification des droits - interprète - formulaire
L'interprète requis indique qu'il n'arrivera que 4 heures plus tard, sans notification des droits à l'aide d'un formulaire ou notification téléphonique.

JLD de Rouen, 5 mai 2009
garde à vue - notification des droits - interprète - formulaire
Interprète indisponible immédiatement (trajet:1h40), pas de recherche d'interprète immédiatement disponible, ni notification par formulaire, ni par téléphone..

JLD de Rouen, 11 septembre 2007
garde à vue - notification des droits - interprète - formulaire
Notification des droits et du motif de l'interpellation 6h après l'interpellation, sans mention de l'impossibilité pour l'interprète d'intervenir plus tôt. Une notification par téléphone aurait été possible. Le formulaire dit "de notification des droits" n'indique pas le motif de la garde à vue.

JLD de Toulouse, 25 mai 2009
garde à vue - notification des droits - interprète - formulaire
Notification des droits une heure après l'arrivée au commissariat, un seul interprète ayant été requis et alors qu'il était possible de remettre un formulaire en ourdou ou penjâbi.

Cour d'appel de Douai, 8 décembre 2007
garde à vue - notification des droits - interprète - téléphone
Notification des droits avec interprète par téléphone, PV non authentifié par l'interprète, qui ne l'a pas signé lors de son arrivée au service

JLD de Lille, 6 mai 2008
garde à vue - notification des droits - interprète - téléphone
En cas de notification des droits par interprète au téléphone, nécessité de mentionner l'impossibilité pour l'interprète de se déplacer, peu important que deux autres interprètes aient indiqué ne pas être disponibles (décision communiquée par Me A. Berthe)

JLD de Lille, 17 février 2007
garde à vue - notification des droits - interprète - téléphone
Notification des droits 2h40 après l'interpellation. L'interprète aurait pu notifier les droits par téléphone.

JLD de Lille, 23 juin 2007
garde à vue - notification des droits - médecin - interprète
(1) Six heures entre la réquisition du médecin et son arrivée, retardant la notification des droits (2) Sept heures entre l'interpellation et la réquisition interprète, retardant la notification des droits,

JLD de Lille, 5 août 2007
garde à vue - notification des droits - procureur
1) La notification des droits 3h40 après le placement en garde à vue est tardive. 2) de même pour l'avis au parquet, 4h20 après le placement en garde à vue [décision communiquée par Me Corrales]

JLD de Lille, 8 janvier 2007
garde à vue - notification des droits - procureur
1) notification des droits en garde à vue 1h30 après l'interpellation 2) avis procureur plus de 2h après l'interpellation

JLD de Lille, 8 décembre 2007
garde à vue - notification des droits - procureur
(1) Notification des droits en GAV 1h30 après l'interpellation. (2) Avis procureur plus de 2h après l'interpellation.

JLD de Lille, 11 mai 2009
garde à vue - notification des droits - procureur
1) Notification tardive des droits (55 minutes). 2) Avis au parquet tardif : 1h15

JLD de Lille, 30 octobre 2007
garde à vue - notification des droits - procureur
La tardiveté de l'avis à parquet (1H10 après l'interpellation) et de la notification des droits (3H05 après l'interpellation) n'est pas justifiée, les diligences pour trouver un interprète étant elles-mêmes tardives [décision communiquée par Me Corrales]

JLD de Lille, 6 novembre 2008
garde à vue - notification des droits - procureur - infraction reprochée
1) La notification des droits 30 minutes après le placement en garde à vue est tardive. 2) De même pour l'avis au parquet, 45 minutes après le placement en garde à vue; l'intéressé ayant été convoqué pour être entendu dans le cadre de faits sans rapport avec les conditions de son séjour en France, mais ayant été questionné sur ce sujet dès le début de son audition. 3) La mention "infraction à la législation sur les étrangers", qui recouvre un nombre important d'infractions, ne suffit pas pour informer la personne sur la nature de l'infraction qui lui est reprochée. [décision communiquée par Me Bulteau].

JLD de Lille, 19 août 2006
garde à vue - notification des droits - procureur - prolongation - avocat
(1) Notification des droits en GAV 4h après l'interpellation. (2) Pas d'avis procureur (3) Pas de procès-verbal de prolongation de GAV (4) Pas d'avis avocat

JLD de Paris, 4 octobre 2007
garde à vue - notification des droits - relecture
Notification des droits sans relecture pour un étranger ne sachant pas lire, peu important qu'il ait demandé un avocat et un médecin.

JLD de Paris, 17 novembre 2007
garde à vue - notification des droits - relecture
Notification des droits sans relecture pour un étranger ne sachant pas lire

JLD de Rouen, 12 juin 2008
garde à vue - notification des droits - relecture
Procès-verbal de notification des droits mentionnant que l'intéressé comprend le français, sans préciser s'il sait le lire, l'étranger n'ayant pas été interrogé sur ce point. Absence de relecture du procès-verbal par l'OPJ. [décision communiquée par me Selçuk Demir]

JLD de Paris, 4 octobre 2009
garde à vue - notification des droits - réquisitions
La notification des droits a été tardive: 55 minutes. A fortiori s'agissant d'un contrôle d'identité préalablement défini par le procureur, il appartient aux policiers de s'organiser éventuellement pour déléguer un OPJ sur place

Cour d'appel de Paris, 8 février 2010
garde à vue - notification tardive
Réquisition à interprète tardive, 35 mn après notification des droits différée, et 55 mn après l'interpellation. [JP de Caroline Apiou]

JLD de Lille, 24 mars 2007
garde à vue - OPJ
Pas mention du nom de l'OPJ ayant décidé du placement en GAV (APJ incompétent pour placer en GAV) Art. 20 CPP

JLD de Lille, 31 décembre 2006
garde à vue - perquisition - saisie
Perquisition dans un domicile autre que celui de l'étranger, aux fins de saisie du passeport.

JLD de Bobigny, 4 juin 2009
garde à vue - procès verbal
Incohérence entre le PV de saisine-interpellation et celui de notification des droits en garde à vue, à une heure identique mais dans des villes différentes.

JLD de Nîmes, 23 juillet 2007
garde à vue - procès verbal - compréhension de la langue
1) Mentions contradictoires sur la notification des droits, faite sans interprète: l'intéressé avait besoin d'un interprète mais comprenait la langue française. 2) Incertitude sur l'heure de notification des droits, qui aurait eu lieu à un moment où le gardé à vue était en période de repos

JLD de Lille, 1er décembre 2008
garde à vue - procès verbal - notification des droits - formulaire
1) défaut de sincérité des PV d'information au procureur, l'état civil des 30 personnes n'ayant été connu, avec l'aide des interprètes, que trois heures plus tard. 2) tardiveté de la notification des droits de 30 personnes, qui a pris trois heures, sans recours à des formulaires écrits et alors que l'opération de police, sur réquisitions, était prévue de longue date et permettait de s'organiser

Cour d'appel de Douai, 7 avril 2009
garde à vue - procès-verbal
Le PV d'avis au procureur du placement en garde à vue mentionne des éléments dont le policier ne pouvait avoir connaissance à ce moment. De ce fait le PV n'est pas probant et l'heure qui y est mentionnée ne peut être retenue.

Cour d'appel de Lyon, 27 septembre 2008
garde à vue - procès-verbal
La demande de prolongation de garde à vue a été effectuée pour rechercher des antécédents en Italie, alors que les policiers avaient déjà reçu des autorités italiennes le résultat de ces recherches. Cette demande était donc inexactement motivée et l'autorisation du parquet a été donnée pour un motif inexistant.

Cour d'appel de Nimes, 29 septembre 2009
garde à vue - procès-verbal
Le PV de notification du déroulement et de la fin de la garde à vue fait défaut.

Cour d'appel de Paris, 7 octobre 2009
garde à vue - procès-verbal
L'ordre de lever la GAV a été donné postérieurement à la levée de la GAV, ce qui ne permet pas un contrôle du magistrat.

JLD de Lille, 7 mai 2009
garde à vue - procès-verbal
Le PV d'information au procureur aux fins de mettre fin à la garde à vue mentionne des éléments dont le policier ne pouvait avoir connaissance à ce moment, car intervenus postérieurement (heure du placement en rétention).

JLD de Lille, 10 octobre 2009
garde à vue - procès-verbal
Le PV d'audition ne fait pas état de la même identité que celle de la personne interpellée, sans qu'il soit possible de se rattacher à d'autres éléments d'identité que le nom, la date de naissance étant large (mention de l'année sans date précise)

JLD de Lille, 11 janvier 2007
garde à vue - procès-verbal
Trois procès-verbaux manifestement non sincères, car mentionnant les noms, prénoms, jours, mois, année de naissance, alors que les intéressés ne parlent que chinois

JLD de Paris, 21 août 2009
garde à vue - procès-verbal
Le PV de fin de GAV n'a pas été signé de l'intéressé

Cour d'appel de Paris, 4 novembre 2009
garde à vue - procureur
L'avis au procureur, par fax 48 minutes après le placement en GAV, est tardif.

Cour d'appel de Paris, 17 mars 2007
garde à vue - procureur
Procureur prévenu plus d'une heure après l'interpellation

Cour d'appel de Paris, 20 octobre 2007
garde à vue - procureur
1h20 pour prévenir le procureur, alors que les policiers ont recherché un interprète dès l'interpellation, ce qui établi qu'ils pouvaient communiquer avec le procureur sur le lieu du contrôle, peu important dès lors qu'ils expliquent avoir été ralenti par le trafic.

Cour d'appel de Rouen, 3 mars 2006
garde à vue - procureur
Mention sur le PV que le procureur a été "immédiatement informé" de la mesure de GAV, sans indication de l'heure à laquelle il a été prévenu

Cour d'Appel de Rouen, 19 novembre 2008
garde à vue - procureur
Le procureur aurait été informé de la garde à vue par fax, mais la télécopie n'est pas produite et l'annexe du PV qui mentionne cette télécopie ne mentionne ni jour ni heure.

JLD de Bobigny, 4 juin 2009
garde à vue - procureur
La mention que le procureur a été "avisé ce jour" sans autre précision ni production d'un accusé de réception de fax est insuffisante [décision communiquée par Me Vitel]

JLD de Lille, 4 mars 2006
garde à vue - procureur
Information tardive du procureur, 1h20 après l'interpellation

JLD de Lille, 4 mars 2006
garde à vue - procureur
Information tardive du procureur, 1h15 après l'interpellation

JLD de Lille, 4 mai 2006
garde à vue - procureur
Information tardive du procureur, 2h après l'interpellation

JLD de Lille, 5 décembre 2009
garde à vue - procureur
La réalité de l'avis immédiat au parquet n'est pas vérifiable faute de mention du nom du magistrat et des modalités de l'avis.

JLD de Lille, 6 août 2008
garde à vue - procureur
Pas de précision sur les procès-verbaux de l'heure d'avis au procureur de placement en GAV.

JLD de Lille, 6 décembre 2009
garde à vue - procureur
Pas de mention du moyen utilisé pour aviser le procureur (jp de Me CORRALES)

JLD de Lille, 9 août 2009
garde à vue - procureur
Pas de mention du nom du procureur avisé du placement en garde à vue (jp de Me LACHAL)

JLD de Lille, 11 février 2009
garde à vue - procureur
Le procureur, ayant été avisé au début de la garde à vue du placement en cellule de dégrisement, n'a été informé du placement en garde à vue que 9H30 après le début de celle-ci, ce qui ne permet pas de vérifier l'avis immédiat concernant la garde à vue [décision communiquée par Me Goeminne]

JLD de Lille, 11 août 2008
garde à vue - procureur
Procureur avisé 1h03 après placement en GAV, ainsi qu'il ressort de l'accusé de réception du fax.

JLD de Lille, 11 octobre 2009
garde à vue - procureur
Le PV d'information au parquet ne mentionne ni le nom du magistrat ni le mode de transmission

JLD de Lille, 11 novembre 2009
garde à vue - procureur
Pas de document attestant de la réception par le procureur de l'avis de placement en garde à vue, faute d'indiquer le mode de transmission de cet avis (téléphone ou télécopie)

JLD de Lille, 14 octobre 2007
garde à vue - procureur
Procureur prévenu 50 mn après l'interpellation [décision communiquée par Me S. Navy]

JLD de Lille, 14 décembre 2007
garde à vue - procureur
Procureur prévenu 52 mn après le placement en GAV [décision communiquée par Me S. Navy]

JLD de Lille, 15 mai 2007
garde à vue - procureur
Information tardive du procureur (45 mn)

JLD de Lille, 15 septembre 2007
garde à vue - procureur
Pas de mention de l'heure à laquelle le procureur a été avisé.

JLD de Lille, 15 septembre 2007
garde à vue - procureur
Procureur non avisé [décision communiquée par Me S. Navy]

JLD de Lille, 22 octobre 2009
garde à vue - procureur
Pas mention du moyen utilisé pour aviser le procureur du placement en garde à vue.

JLD de Lille, 23 juillet 2007
garde à vue - procureur
Procureur prévenu 1h51 après l'interpellation.

JLD de Lille, 23 août 2009
garde à vue - procureur
Pas mention du nom du procureur avisé du placement en GAV.

JLD de Lille, 24 octobre 2009
garde à vue - procureur
La procédure ne mentionne pas par quel moyen le procureur a été avisé du placement en garde à vue

JLD de Lille, 25 octobre 2009
garde à vue - procureur
Pas mention du moyen utilisé pour aviser le procureur du placement en garde à vue. [JP de Me Corrales]

JLD de Lille, 26 avril 2007
garde à vue - procureur
Cinquante minutes entre l'interpellation et l'avis au procureur (l'OPJ a décidé du placement en GAV mais attendu 50 mn avant de prévenir le procureur)

JLD de Lille, 26 octobre 2009
garde à vue - procureur
L'avis au procureur a été tardif (1h09)

JLD de Lille, 27 juillet 2007
garde à vue - procureur
Procureur informé 2 heures après placement en garde à vue

JLD de Lille, 28 mars 2008
garde à vue - procureur
L'avis au procureur doit mentionner l'identité du magistrat du parquet concerné (circulaire du 4/12/2000 sous 63 CPP) [décision communiquée par Me A. Mannessier]

JLD de Lille, 28 juin 2007
garde à vue - procureur
Procureur prévenu 55 mn après l'interpellation

JLD de Lille, 29 mars 2009
garde à vue - procureur
Le parquet a été informé du placement en garde à vue 3 heures après l'interpellation.

JLD de Lille, 31 août 2009
garde à vue - procureur
L'information selon laquelle le préfet projetait de placer l'intéressé en rétention n'a été donnée au procureur qu'1h20 plus tard, ce qui a retardé la levée de la garde à vue

JLD de Nanterre, 4 juillet 2009
garde à vue - procureur
La mention "de même suite, avisons par télécopie le parquet du placement en garde à vue", faute de mention de l'heure précise de cet avis, ne permet pas au juge de constater que les dispositions de l'article 63 du CPP ont bien été respectées.

JLD de Rouen, 16 octobre 2009
garde à vue - procureur
L'information du procureur a été tardive (50 minutes)

JLD de Rouen, 20 juin 2008
garde à vue - procureur
L'intéressé ayant été transféré dans un autre service, il n'est pas justifié de l'information du procureur du placement en garde à vue. [décision communiquée par me Selçuk Demir]

JLD de Strasbourg, 16 juin 2007
garde à vue - procureur
Procureur avisé 2h25 après l'interpellation, absence de circonstances insurmontables.

Circulaire CRIM 00 13 F1 du 4 décembre 2000
garde à vue - procureur
L'avis au procureur doit mentionner l'identité du magistrat du parquet concerné.

JLD de Lille, 3 octobre 2009
garde à vue - procureur - détournement de procédure
Le procureur est informé à 16h10 que le préfet a décidé de placer l'intéressé en rétention à 16h30.

JLD de Lille, 6 novembre 2009
garde à vue - procureur - empreintes - procès-verbal
1) Absence de mention du nom du procureur avisé du placement en garde à vue. 2) Le gardé à vue a été soumis à une prise d'empreintes digitales (art 55-1 du CPP) sans qu'un PV établisse qu'elle s'est déroulée sous l'autorité d'un OPJ

JLD de Lille, 22 février 2009
garde à vue - procureur - fin de garde à vue
Il n'y a pas eu de compte-rendu au procureur sur le déroulement de la garde à vue préalablement à la fin de celle-ci.

JLD de Lille, 26 juin 2009
garde à vue - procureur - fin de garde à vue
Absence de procès-verbal de compte-rendu au procureur aux fins de lever la garde à vue, alors même que le parquet était avisés du placement de la personne en rétention avant même la fin de la garde à vue [décision communiquée par Me Berthe]

JLD de Lille, 20 juin 2009
garde à vue - procureur - interprète - téléphone
1) La mention "informons immédiatement le procureur" est insuffisante faute de mention de l'heure à laquelle cette notification a été faite. 2) Notification des droits par téléphone par interprète, sans que ce dernier ait signé le PV à son arrivée au service.

JLD de Lille, 12 avril 2008
garde à vue - procureur - nécessités administratives
Procureur donnant l'ordre de lever la GAV, qui ne sera exécuté que 2h15 plus tard [décision communiquée par Me S. Navy]

JLD de Rennes, 27 août 2009
garde à vue - procureur - notification des droits
La notification des droits tardive (40 minutes) est injustifiée, de même que l'information au procureur (40 minutes) et l'information sur l'infraction reprochée (1 heure) (jp de Me M. BLANDIN)

JLD de Paris, 18 juillet 2009
garde à vue - procureur - prolongation - nécessités administratives
L'APJ a contacté la préfecture, alors que le procureur n'a reçu aucune information. Le délai de plus de 20 heures qui s'est écoulé a eu pour seul but de permettre à l'autorité administrative de prendre une mesure d'éloignement

JLD de Lille, 5 août 2007
garde à vue - prolongation
L'autorisation de prolongation de garde à vue n'est pas produite

JLD de Lille, 14 janvier 2005
garde à vue - prolongation
L'autorisation de prolongation de garde à vue n'est pas produite [décision communiquée par Me Bulteau]

JLD de Lille, 20 mars 2008
garde à vue - prolongation
Autorisation de prolongation de GAV par le procureur non produit.

JLD de Lille, 21 mars 2007
garde à vue - prolongation
Prolongation de GAV sans identifiant du signataire ni cachet du parquet

Cour d'appel de Douai, 2 mars 2006
garde à vue - prolongation - nécessité
Prolongation de GAV sans nécessité : aucun acte réalisé après les premières 24 heures

Commission nationale de déontologie de la sécurité, avis du 20 octobre 2008
garde à vue - prolongation - nécessité
Dans le droit fil du III de l'article préliminaire du CPP, la garde à vue ne peut être prolongée que pour les nécessités de la procédure pénale: le procureur ne peut pas donner pour instruction de lever la garde à vue dès la mise en œuvre de la reconduite à la frontière.

JLD de Lille, 11 septembre 2009
garde à vue - prolongation - nécessité
La garde à vue a été prolongée plus de 22 heures entre la fin de l'audition et l'appel au magistrat, sans aucune autre diligence

JLD de Pontoise, 18 juillet 2009
garde à vue - prolongation - nécessité
La garde à vue n'a été levée que plus de 3h30 après que le parquet a été informé de la décision de la préfecture, sans qu'aucune investigation ait été faite dans ce délai

Cour d'appel de Lyon, 17 septembre 2007
garde à vue - prolongation - nécessités administratives
Prolongation de GAV de confort, prétendument pour poursuivre les investigations mais en fait pour des motifs de nature administrative.

JLD de Lyon, 13 décembre 2007
garde à vue - prolongation - nécessités administratives
Prolongation de garde à vue "de confort", prétendument pour "poursuite des investigations", mais sans acte complémentaire, et alors que la préfecture a prévenu que le transfert ne pouvait être réalisé le jour même.

JLD de Marseille, 11 septembre 2009
garde à vue - prolongation - nécessités administratives
La garde à vue a été prolongée plus de 4h30 après les instructions du procureur; ce délai non expliqué est manifestement excessif.

JLD de Metz, 25 janvier 2010
garde à vue - prolongation - nécessités administratives
Il s'est déroulé plus de 16 heures sans qu'aucun acte ait été diligenté avant la levée de la garde à vue, celle-ci a donc été artificiellement prolongée pour la mise en œuvre de la mesure administrative

JLD de Metz, 27 mai 2009
garde à vue - prolongation - nécessités administratives
Le gardé à vue a été maitenu en GAV plus de 4h45 après que le procureur a donné l'ordre de lever la GAV dès le placement en rétention

JLD de Paris, 22 août 2009
garde à vue - prolongation - nécessités administratives
Détournement de procédure, aucun n'ayant été réalisé pendant les 21 dernières heures de garde à vue, qui n'avaient pour objet que de permettre à l'autorité administrative de prendre une mesure d'éloignement

JLD de Rennes, 16 juin 2009
garde à vue - prolongation - nécessités administratives
Le délai d'une vingtaine d'heures séparant le dernier acte d'enquête et la fin de la GAV est excessif et il apparaît que la GAV s'est poursuivie dans le seul but de permettre la notification de l'arrêté préfectoral

JLD de Lille, 31 juillet 2009
garde à vue - relecture - ADN
1) L'intéressé, dont la langue maternelle n'est pas le français, a été assisté pour la lecture du PV de début de GAV, sans être assisté par la suite, sans qu'il soit indiqué s'il savait lire le français. 2) L'intéressé s'est vu prélever son empreinte génétique alors qu'il se trouvait dansun cas non prévu par l'article L706-55 CPP (ILE)

JLD de Lille, 11 janvier 2007
garde à vue - transfert - procureur
Transfert d'un commissariat vers un autre en cours de GAV sans information des deux procureurs compétents

Cour d'appel de Rouen, 2 novembre 2009
garde à vue - violences policières
L'intéressé allégue avoir fait l'objet de violences policières lors de sa garde à vue. Deux certificats médicaux postérieurs à la garde à vue relèvent de multiples traces de coups. Mais faute de production du certificat médical établi lors de la GAV, le juge n'est pas en mesure de vérifier que l'état de santé de l'intéressé était compatible avec sa GAV.